StJoMediumSaint Joseph, donnez-moi vos bras de menuisier pour soulever tous ces poids. Le poids de la solitude, le poids de mes angoisses, la somme de toutes mes peurs et celle de mes amertumes, le poids de ma souffrance et le beau poids de mon espérance, le poids de mes enfants et celui de leur existence.

Vous qui avez été chef de famille, aidez-moi à le devenir. Vous qui avez connu, plus qu’aucun autre, l’écrasante croix des humbles et lourdes responsabilités, donnez-moi de ne jamais oublier qu’avant de sculpter noblement, vous avez dû équarrir et scier.

Vous qui êtes Père, aidez-moi à être mère. Saint Joseph, moi qui suis seule, chargez-vous de ma famille, je vous en supplie, et soyez mon homme et mon guide. Que jamais je ne cède à la tentation de m’apitoyer sur moi-même et de m’enfermer dans la peur ; que jamais je n’accepte l’amertume et l’envie, mais que je regarde vers Nazareth, où vous avez été ce père parmi les pères, silencieusement et saintement penché sur votre tâche.

Saint Joseph, quand je ne tiendrai plus debout, mettez-moi à genoux.

Quand je me plaindrai au point d’oublier la grâce qui permet tout, jetez-moi vigoureusement vers votre Enfant, et ne me lâchez plus.

Donnez-moi la joie pour mes enfants, la paix intérieure pour les impôts, et la douceur pour mes amis. Faites de moi le chef de famille que Dieu veut : une femme vaillante, jamais durcie dans sa douleur, jamais crispée sur ses soucis, toujours offrante, toujours joyeuse.

Saint Joseph, tenez-moi d’une main ferme et douce, de votre main qui sut tailler et polir. Portez mes enfants lorsque je n’en aurai plus la force, et menez-les au Christ. Que jamais je n’oublie de Le mettre au cœur de leur cœur, et du mien.

Vous qui avez été l’humble artisan de Jésus enfant, couvrez-moi de votre main paternelle et donnez-moi une vraie fierté de mon travail. Quand je pleurerai une fois encore de solitude et de fatigue, prenez-moi dans vos bras comme vous avez bercé Jésus enfant, et ramenez en moi la joie.

Quand je serai trop dure, accordez-moi le surplus de votre douceur.

Quand je voudrai cultiver la colère et la révolte, révélez-moi de plus pauvres que moi, et donnez-moi pour eux un cœur de père.

Saint Joseph, vous avez dû guider la plus grande Famille qui ait jamais été : inscrivez la mienne, en lettres de feu, tout près de votre grand cœur, et faites qu’elle grandisse ardemment vers Dieu.

Vous qui avez eu les bras assez grands pour y accueillir l’Enfant Dieu, je vous en supplie, ouvrez-les davantage encore, et chargez-vous de mes enfants avec moi.

Ainsi soit-il.

M.T.

Leave a Reply